On vous avait déjà donné quelques pistes pour devenir une rideuse des mers green, mais l’hiver, que fait-on de ces bonnes habitudes ? Dévaler les pistes dans une poudreuse toute fraîche, c’est bien. Le faire en préservant l’environnement, c’est mieux et c’est possible grâce à Mountain Riders !

L’association, fondée en 2001 par un groupe de passionnés, a pour but d’éduquer au développement durable sans faire la morale à personne. Du coup, ses actions parlent d’elles-mêmes. Des Alpes aux Pyrénées en passant par le Jura, toute l’année, elle organise des sorties dans la nature, des séjours et sensibilise à la protection de l’environnement via des ateliers et des animations destinés aux plus jeunes (pas pour nous, donc) (mais nous, on est en âge de s’informer et de continuer à lire, eheh !).

Grâce à leurs initiatives et l’aide de bénévoles, en 2015, ils ont quand même ramassé 51 tonnes de déchets en montagne. Qu’est-ce qu’elles foutaient là, ces 51 tonnes de déchets ?? Est-ce que tous les gens qui gagnent en altitude adoptent direct la méthode Bronzés ?

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– Ici au moins, c’est propre.
– Le problème, c’est quand tu repars !
– Mais non, la neige ça recouvre tout, alors ça reste immaculé…
– Ouais mais l’été, quand ça fond, qu’est-ce tu fais ?
– L’été tu viens pas ici, tu vas à la mer, eheh !
– Ben ouais, mais la mer c’est dégueulasse !
– Ah ouais c’est vrai…

Les Mountain Riders ont donc eu une super idée pour mettre en lumière les stations et destinations touristiques qui militent pour préserver l’environnement : la création du label Flocon Vert. Et oui, si, de notre côté, on peut faire des efforts tels que se déplacer en train ou préférer le covoiturage, trier les déchets comme à la maison et manger local (trop dur), les stations aussi peuvent participer. Stronger together, tout ça !

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Ce label a été créé il y a 3 ans. Grâce à lui, on peut désormais choisir le domaine sur lequel rider en fonction de son bulletin scolaire écologique (j’ai décidé de l’appeler comme ça.). Il y a 31 critères à remplir pour devenir bon élève, réunis sous 8 thématiques principales :

  • La gouvernance (communale)
  • Le transport (tous les accès)
  • L’énergie (du domaine skiable, des bâtiments privés et publics, l’éclairage etc)
  • L’aménagement (urbanisme, espaces naturels et biodiversité etc)
  • L’eau (assainissement etc)
  • Les déchets (le tri et l’éducation au tri, par exemple)
  • Le social (accessibilité)
  • Le territoire (sensibilisation, agriculture et sylviculture) (Toi non plus tu sais pas ce que c’est ? –> « La sylviculture est l’activité et l’ensemble des méthodes et pratiques par lesquelles le « sylviculteur » agit sur le développement, la gestion et la mise en valeur d’une forêt ou d’un boisement pour en obtenir un bénéfice économique et/ou certains services profitables à la société », dit Wikipedia !).

Pour l’instant, en France, 4 destinations ont reçu ce label. Si vous êtes soucieuses de l’impact qu’aura votre semaine de glisse sur le domaine, c’est donc celles-ci qu’il faut privilégier. Encore plus si vous avez la chance de pouvoir vous y rendre tous les week-ends (quand on aime…) ! Voici les 4 premières couronnées et un exemple de leurs actions phares :

  • Les Rousses, station familiale située dans le Jura qui oeuvre pour minimiser les impacts de l’activité touristique (notamment via un suivi de conso d’énergie et l’installation de panneaux solaires et de toilettes sèches, eh ouais, ça rigole pas !).
  • Châtel et son domaine des Portes du Soleil, en Haute-Savoie, remplient, eux aussi, les 31 critères du label. Le village lutte pour la réduction des déchets et pour conserver un équilibre, qui lui est nécessaire, entre le tourisme et l’agriculture locale. Ces deux activités principales ne s’opposent pas mais se complètent, pour le bien de tout le monde.
  • La Vallée de Chamonix. Si vous voulez voir le Mont-Blanc de plus près mais hésitez pour des raisons écologiques, ben faut plus ! Parmi les initiatives prises, une aide de 1000€ aurait été versée aux particuliers pour rénover leur système de chauffage et les transports en commun qui relient gratuitement plusieurs points importants de la vallée profitent à tout le monde : les résidents, les touristes et la planète !
  • La Pierre Saint-Martin est la première station des Pyrénées à recevoir ce label. On y surveille sérieusement sa conso d’électricité, on récupère 30 à 40% des eaux pluviales pour alimenter le lac et les trajets des dameuses sont pensés de manière à économiser le carburant. Espérons que d’autres auront envie de les suivre !

Soutenir un tourisme responsable sur sa board et profiter à fond des paysages époustouflants qu’offre la montagne sans trop les abîmer, c’est possible. Il suffit de bien choisir la destination (et manger de la raclette) !

Sources ayant servies à la rédaction de cet article :
flocon-vert.org
mountain-riders.org
aqui.fr