Vendéenne d’origine mais domiciliée dans les Landes, Jade Magnien à seulement 14 ans est considérée comme le jeune espoir du Surf Français féminin. Fille du brand manager France de Hurley, Jade a appris à faire du surf avant même de savoir nager ! Retour sur son parcours, sa vision du futur et surtout, sa passion pour la planche.

Salut Jade, ça roule ? Peux-tu te présenter brièvement pour nos lectrices ?

Salut tout le monde, j’espère que vous allez bien ! Je m’appelle Jade Magnien, j’ai 14 ans et je suis originaire de Vendée mais j’habite dans les Landes depuis que je suis toute petite. J’ai un petit frère de 10 ans qui est passionné de moto-cross. J’ai commencé à surfer avant de savoir nager et j’ai tout de suite adoré ce sport. Je voudrais devenir surfeuse professionnelle et mon rêve est de faire les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

À quel âge as-tu commencé le surf ? Peux-tu nous parler de ton père ? Étant brand-manager Hurley pour la France j’imagine que c’est lui qui t’as donné le goût du surf ?

Mon père m’a mis sur une planche avant même de savoir nager. J’ai aussi appris à marcher sur la plage ! J’ai commencé mes premières compétitions à l’âge de 6 ans. Il y a deux ans, j’ai dit à mes parents que je voulais faire du surf mon métier et ils m’ont répondu « d’accord Jade, on va tout faire pour que tu y arrives ». Depuis, je m’entraîne à fond pour accéder à mes objectifs.

Tu es jeune, encore en plein dans les études, comment réussis-tu à allier le surf à un niveau professionnel et l’école ?

Je suis scolarisée au collège de Capbreton (le collège Jean Rostand en section surf). Cela demande beaucoup d’efforts, mais grâce au hackschooling c’est plus facile de suivre les études. Le hackschooling c’est un institut qui aide les jeunes sportifs qui veulent percer dans leurs sports tout en continuant les études.
Quand je suis à l’étranger, j’ai trois cours de 1h30 en audio par Skype et on a un tableau interactif qui nous permet d’échanger. Quand je suis en France, trois fois par semaine, après le collège (y compris les week-ends), j’y vais pour avancer dans le programme.
Avec mon frère nous y sommes même allés pendant les grandes vacances afin de ne pas avoir de retard.

Si tu devais résumer ta saison passée en 5 temps forts, lesquels choisirais-tu ?

1- Les compétitions sur le circuit européen que j’ai commencé en 2016 pour apprendre de nouvelles choses (comme les nouvelles priorités lors d’une série ou aller m’entraîner sur le spot 5 jours avant le début de la compet).

2- Les compétitions locales durant lesquelles j’ai été championne minime des Landes (-14 ans) pendant deux ans. Là je vais passer au niveau supérieur, dans la catégorie des moins de 16 ans.

3- Les Championnats des Landes Open (tous âges confondus). J’ai fini deuxième malgré une blessure musculaire au dos. Cette compétition s’est effectuée dans des vagues que j’adore : grosses et ventées.

4- Les Championnats d’Aquitaine où je fais deuxième en 2016 et première en 2015.

5- Les Championnats de France qui ont étés compromis par une mauvaise stratégie de ma part pour la demi-finale où je termine cinquième.

Tes plans pour la saison à venir/en cours ?

Je suis actuellement en Australie (ndlr : l’interview a été faite au mois de février), pendant 3 semaines afin de m’entraîner avec un coach Australien. L’entraîneur numéro 2 mondial qui me fait travailler sur les bases du surf. Ensuite j’attaque les Pro Junior en mars, et je vais faire toutes les compétitions locales.

Compet ou freesurf ?

Compétition.

Shortboard ou longboard ?

Shortboard.

Bikini ou combi ?

Combi. Pas besoin de se remettre le maillot qui part en sucette !

Le surf est devenu sport Olympique l’an dernier, quel est ton ressenti par rapport à cela ? Vas-tu donner le maximum de toi-même afin de te qualifier pour les prochains jeux ?

Je trouve ça super que le surf soit devenu sport olympique. Ça montre que même si l’on est dans l’eau pendant des heures, on ne barbotte pas. Je vais m’entraîner à fond pour accéder aux JO en 2020 ou 2024. Ce serait incroyable pour moi de représenter la France !

En parlant de compétition, comment gères-tu la pression ? Un petit secret que tu pourrais nous dévoiler ?

Pour la compétition et ma vie quotidienne j’ai un préparateur mental, Thierry St Paul. Il m’aide à gérer mon stress négatif et à le transformer en stress positif.

On radote un peu, mais tu es effectivement très jeune ! Pourtant tu as eu l’idée d’aller te présenter à une agence de presse (Stéphanie Protet) de ta propre volonté il me semble ? Tu as grâce à cela multiplié le nombre de parutions médiatiques et tu as même obtenu un sujet dédié au journal de 20h00 ! Peux-tu nous en parler ?

En effet je me suis dirigée vers une agence de presse, dans un premier temps afin de remercier mes sponsors (Hurley, Dakine et Pyzel) qui m’accompagnent dans mon projet et croient en moi. Mais aussi, afin de trouver un sponsor qui nous aiderait financièrement car pour progresser je voyage partout dans le monde et cela coûte très cher. TF1 a contacté mon agent car mon projet sportif et scolaire étant atypique cela les a intéressés. Ce fut une super expérience !

Revenons sur un sujet qui a fait polémique l’an dernier, Silviana Lima (surfeuse Brésilienne qui ne trouvait pas de sponsors car soit disant pas assez jolie). En tant que femme (enfin, très jeune femme) et pro-surfeuse, que penses-tu de cette polémique ? Quelle est selon toi la place d’une nana dans le monde du surf ?

Je trouve la polémique regrettable et injuste, car on doit juger sur les résultats sportifs avant tout.

Pour en revenir à toi, Jade, quel serait ton plus grand rêve en surf ? Ton objectif ultime.

Mon rêve c’est de surfer la vague de Kelly Slater (si vous le connaissez je prends un billet d’avion de suite haha). Mon objectif à long terme serait d’accéder au World Tour, le tout sans oublier mes études.

Le surf c’est une chose, mais à ton âge on est curieux ! As-tu d’autres passions dont tu pourrais nous parler ? Que fais-tu quand tu n’est pas sur une vague ou devant tes cours ?

Mon petit frère m’apprend à faire du moto-cross et je vais au ski le week-end avec mes parents.

Sinon, un petit mot sur ton voyage en Australie ?

Cela fait trois fois que je m’y rends, et ce pays est vraiment unique ! Les gens y sont adorables, le climat est agréable, je pratique l’anglais et les vagues sont souvent incroyables. Le seul petit souci c’est les requins, mais bon…

Ça sent la fin et je commence à être à cours de questions… Aurais-tu un petit message à faire passer à nos lectrices ?

Merci à toi pour cette interview, et vivez votre passion à fond !

Et voilà, c’est la fin de cette interview, on termine sur une touche de libre expression pour toi. Profites, tu peux nous dire ce que tu veux, remercier qui tu veux, c’est le moment, tout est possible !

Tout d’abord je voudrais remercier ma famille qui s’investit énormément dans mon projet, surtout mon père, ma mère et mon petit frère qui est mon plus fervent supporter (son instagram : @leopoldmagnien40).
Je voudrais aussi remercier mes sponsors, Hurley, Pyzel et Dakine qui me font confiance.

Et si vous voulez suivre mes aventures sur mes réseaux sociaux :

Instagram : @jademagnien

Facebook : Jade Magnien et Calamity Jade

 

Merci Jade et bonne continuation !

Encore merci à vous !